Xavier Fabre, diplômé de l'Ecole polytechnique de Zurich et de l'Ecole de Chaillot, a toujours défendu une certaine culture de la discrétion. Y compris dans son travail, préférant la « sobriété et la simplicité » des lignes à ce qu'il appelle « la gesticulation formelle ».
« Le bâtiment doit d'abord être au service d'un usage, avec une très grande clarté dans l'intégration urbaine » analyse-t-il, avant d'ajouter, pince-sans-rire : « Le côté médiatique de l'architecture nuit à la ville. Il faut savoir ce qu'on veut : quinze jours de célébrité pour un élu ; ou vingt ans de déprime. »